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SPIRICOOM ASTRORIIT.

Le hasard, la tension, le déséquilibre, le mouvement, la trace.


Ce qui ne varie pas :
Les plaques de tôle, découpées suivant le même gabarit.

Ce qui varie :
Les points sur lesquels s'accroche le câble d'acier.
La tension du câble d'acier.

Ce qui est déterminé par le hasard :
Le positionnement des deux points où s'accroche le câble d'acier.

Ce qui est déterminé par moi :
La tension du câble d'acier.
C'est le respect des paramètres donnés par le hasard, qui me permettra d'aller jusqu'au bout du travail sur la tension.

Comment est donné le hasard :
Rotation, feu, transformation, déséquilibre. Spiricoom Astroriit.

Pourquoi la paraffine ?
Pour un maximum d'objectivité. Paraffine vient du latin, Parum affinis, qui veut dire " peu d'affinité ". En effet, la paraffine est un corps qui ne se mélange à aucun autre… un corps neutre.

La trace :
Picturale, sonore, narrative, vidéo.

La sculpture finale, en tôle est matérialisée par un diagramme, rendant compte des positionnements des points d'attaches du câble d'acier et de la tension du câble. Le diagramme en question sera gravé sur la sculpture lui correspondant, puis ensuite seront prises des empreintes sur papier… puis ensuite...? Dans mon travail rien n'est une fin en soit, tout n'est que passage, transformation…

Première opération.
Deux Spiricoom Astroriit sont suspendus en un lieu préalablement choisi. Leurs centres de gravité sont écartés de quatre mètres. En son extrémité supérieure, le cordon de suspension est attaché soit au plafond du bâtiment soit à une structure créée par Goulven. Au sol, une deux trois, ou plus, plaques de tôle, découpées suivant le gabarit. Elles ne doivent pas entraver l'espace sous Spiricoom Astroriit. Leur longueurs sont graduées de sept marques, très visibles. Sous les deux Spiricoom Astroriit, sont disposées deux feuilles de papier craft , destinées à capter les traces de paraffine fondante et de peinture, durant le déroulement des opérations. Un tableau noir sur un chevalet, sur lequel seront inscrits les diagrammes provenant des hasards et de la tension des câbles d'acier. Le tableau noir est important, car il symbolise la pédagogie, l'apprentissage, le savoir.

Deuxième opération.
Sur chaque feuille de papier craft est tracé un cercle ayant pour centre le point de projection vertical au sol du cordon de suspension et pour rayon, une longueur légèrement supérieure à la distance qui sépare le point d'attache du cordon de suspension à l'objectif de la caméra vidéo. Le cercle est marqué de sept repères numérotés.
Le tube de verre scellé dans la paraffine est rempli de peinture. La mèche est allumée. La caméra vidéo est mise en route. Une impulsion rotative est manuellement donnée à 1'ensemble.

Troisième opération.
Spiricoom Astroriit 1 et Spiricoom Astroriit 2 se sont immobilisés. Les caméras vidéo touchent le sol, en des points vl et v2. Le numéro marqué sur le cercle qui est le plus proche de v, est retenu.
Sur le tableau noir est dessiné le diagramme. A l'aide de l'alphabet goulvenique, y sont inscrits les deux chiffres donnés par le hasard.
Sur la tôle sont pratiquées deux entailles correspondant aux deux chiffres donnés par le hasard.
Le câble d'acier muni d'un dynamomètre est engagé dans les entailles. Lorsque la tension lui convient, Goulven bloque le câble, relève le nombre qui s'affiche sur le dynamomètre, et va l'inscrire sur le tableau noir. Cette troisième opération est renouvelée autant de fois qu'il y a de tôles au sol.

Quatrième opération.
Les câbles sont décrochés, les tôles se détendent et s'étendent sur le sol. La première intervention sur le site est terminée.

Cinquième opération.
Récupération de tous les matériaux mis en oeuvre. Les papiers ayant capté les traces sont exposés dans un lieu ou sont simultanément projetés les films video aléatoires provenant de la première intervention. Les tôles retournent dans l'atelier de Goulven.

Sixième opération.
Réalisation en atelier des sculptures, à partir des tôles et des paramètres relevés sur le site. Prises d'empreintes sur papier des diagrammes fondateurs gravés sur chaque sculpture.

Septième opération.
Les sculptures terminées sont transportés sur le site. Elles y sont exposées.


Goulven 1999

 


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